Claudine Spriet, dite Germy

Chez Germy, l’art a toujours été présent.

Elle se souvient de ses premiers dessins : une maison, une allée ondulant vers la porte d’entrée, des fenêtres à croisillons, quelques fleurs et un jardin… Déjà, le dessin était une manière de raconter et de regarder le monde.
Son regard artistique s’est également nourri très tôt de son entourage. Un père curieux de tout, une sœur professeur de dessin et d’histoire de l’art, des échanges, des découvertes et, surtout, beaucoup de beauté à observer.
Institutrice, puis engagée dans une autre vie professionnelle et familiale, Claudine n’a jamais véritablement quitté l’art. Il a continué à l’accompagner au fil des années, des rencontres et des influences : Van Gogh, Monet, Turner… Autant d’artistes et d’univers qui ont nourri son regard et entretenu son émerveillement.

Puis la vie a placé sur son chemin une épreuve bouleversante. La perte de son fils Germain a été, comme elle le décrit elle-même, un véritable tsunami. C’est aussi ce moment qui l’a ramenée vers la création, vers l’essai, la matière et le travail de ses mains. Créer est alors devenu une manière de continuer à vivre, comme elle l’avait promis à son fils : vivre pleinement plutôt que « mourir à petit feu ».

Son premier nom d’artiste, Germaquarelle, puis aujourd’hui Germy, portent ainsi, avec douceur et discrétion, la trace de Germain, un jeune homme joyeux et lumineux. Ces traits de caractère transparaissent dans ses toiles et rejoignent le cœur de sa démarche artistique : la matière, la couleur, la lumière et le mouvement.
Et c’est peut-être là que réside toute la sincérité de son travail : dans cette recherche permanente, dans ce dialogue entre les émotions et la toile, et dans cette envie profondément vivante de continuer à regarder le monde avec émerveillement.

En regardant une toile de Germy, on ressent cette dualité qui traverse le monde et l’existence : la beauté et le deuil s’y côtoient, parfois dans un même mouvement, comme ils se côtoient à chaque instant de la vie.